La croissance et le développement économique

La croissance économique caractérise l'augmentation durable de la richesse produite, ou l'accroissement de la production globale sur un territoire ou dans une économie nationale. Cette augmentation (qui peut être irrégulière et subir des fluctuations) est un phénomène quantitatif qui peut être mesurée en volume ou en valeur par l'évolution d'agrégats tel que le PIB. Cette croissance quantitative se traduit notamment pour les ménages par l'augmentation du niveau de vie.
Auteur : Marie Berrah - actualisé 2020

Le développement est mouvement continu sur le long terme, de nature qualitative et quantitative, qui modifie durablement les structures économiques, sociales et démographiques de la société. Cependant le développement s'appuie sur la croissance, et la prolonge en modifiant sa nature et ses effets. Le niveau de développement et de bien-être des différentes nations s'apprécie par des indicateurs spécifiques (IDH et IPH).

La croissance économique et ses indicateurs

La nature et le rythme de la croissance

Sachant, enfin, qu'une hausse du PIB correspond à une hausse de la croissance :

La croissance est un phénomène quantitatif. C'est « l'augmentation soutenue pendant une période longue d'un indicateur de production en volume » (F. Perroux). Elle représente l'augmentation de la richesse, exprimée sous forme monétaire. La croissance est mesurée par l'augmentation du PIB. Cette variation peut être exprimée en volume (en euro courants) ou en valeur (en euro constant en prenant en compte le taux d'inflation). Le PIB de la France s'élève à 2 291,7 Md€ en 2017.
La croissance est un phénomène réversible. En France une phase de croissance forte (+5%/ an en moyenne de 1958 à 1972) a été suivie par une période de croissance faible (2%/an en moyenne de 1978 à 2005). Ce mouvement peut comprendre des phases de récession (-1,3% en 1993, + 0,4% en 2008, -2,3% en 2009, +1,4% en 2010, +1,7% en 2011, +2,2 en 2017).

L'évolution du PIB mesure le rythme de la croissance. Le PIB aux prix du marché est un agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productives résidentes.
La création de richesse est mesurée par la Valeur Ajoutée.
VA = Valeur de la production - Valeur des consommations intermédiaires.

Soit VA = Revenu du capital + Revenu du travail + (Impôts – Subventions).

Pour réaliser leurs productions, les entreprises consomment des biens et des services achetés à d'autres entreprises. Grâce aux facteurs de production que sont le travail et le capital, une entreprise ajoute de la valeur à ces achats pour aboutir à une production qu'elle met en vente. La Valeur Ajoutée mesure ainsi l'activité économique réelle de l'entreprise ou encore la valeur créée par l'entreprise (différence entre la valeur de la production et la valeur des consommations intermédiaires qu'a exigées cette production).

Deux approches coexistent toutefois dans le calcul de la Valeur Ajoutée (VA) selon que l'on intègre (méthode dite au prix du marché) ou non (méthode dite au coût des facteurs) les prélèvements indirects nets des administrations publiques (impôts – subventions publiques).

Dans la première optique :

VA = coût du travail + Excédent Brut d'Exploitation (EBE)

Avec :

  • coût du travail = salaires bruts + cotisations sociales employeurs + participations + (impôts sur les salaires – subventions sur les rémunérations);
  • EBE = EBE hors charges financières + charges financières nettes + (impôts – subventions).

C'est donc par l'intermédiaire de la VA créée que l'entreprise distribue des revenus aux différents agents économiques (le personnel, les organismes publics, les prêteurs, les actionnaires, l'entreprise elle-même). La VA correspond à l'ensemble des rémunérations des facteurs de production: salaires, intérêts, cotisations sociales, impôts et taxes, amortissements, bénéfices (définition retenue par les ordonnances sur la participation de 1967).

On décompose généralement la VA totale d'une économie en 3 éléments :

  1. la part des salariés ;

  2. la part des profits (qui correspond aux revenus des apporteurs de capitaux : actionnaires et banquiers prêteurs) ;

  3. la part de l'État (l'impôt).

Il devient alors possible d'observer sur une longue période l'évolution du partage des richesses produites chaque année.Comme la production nationale représente la somme des VA, on peut de façon semblable analyser la répartition de cette

VA globale d'une économie qu'est le PIB.

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels augmentée des impôts moins les subventions sur les produits.

Le PIB total est composé du PIB marchand et du PIB non marchand.

Le PIB non marchand représente l'estimation de la valeur des services proposés à un prix inférieur (de 50% par convention) à leur coût de production. C'est principalement la valeur produite par les administrations publiques, valeur estimée au coût des facteurs de production utilisés.

Les effets de la croissance sur le niveau de vie

Par la mécanisation du travail et la standardisation des produits, la croissance fordiste accroit la productivité du travail et génère des économies d'échelle. Le surplus dégagé permet d'accroitre les salaires, la consommation et donc les profits. Dans ce modèle, la consommation de masse permet d'absorber la production de masse. D'une manière plus générale la croissance permet d'accroitre le revenu des agents et de satisfaire d'avantage de besoins. La croissance est une condition nécessaire à l'amélioration du niveau de vie.

La croissance économique produit une augmentation de la richesse collective et une augmentation statistique de la richesse monétaire par tête. Cette augmentation est mesurée par le PIB/habitant. Il y a eu un recul du PIB par habitant entre 2008 (43991,72€) et 2010 (39448.1€), illustrant, là encore, l'entrée du pays dans la crise, ainsi qu'une évolution en dents de scie depuis. En 2018 le PIB par habitant est estimé à 34 977,6 €.

Pour effectuer des comparaisons entre les pays, il est nécessaire de convertir les données en monnaie commune. Pour cela, on utilise généralement un taux de change calculé à partir de la parité de pouvoir d'achat (cf. ci dessous). C'est le Luxembourg qui arrive en tête du classement des pays au plus fort PIB par habitant, avec un revenu par tête estimé à 114 340 dollars pour 2018.

La parité de pouvoir d'achat (PPA) est le taux de conversion monétaire qui permet d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. Ce taux exprime le rapport entre la quantité d'unités monétaires nécessaire dans des pays différents pour se procurer le même panier de biens et de services. Les comparaisons internationales (dans l'espace) utilisent le PIB à PPA (à parité de pouvoir d'achat) afin de contourner les effets de la variation du taux de change entre monnaies. Les comparaisons dans le temps (pour une même économie) utilisent les PIB en volume.

La croissance modifie le niveau de vie, lié à la variété de l'offre proposée aux ménages et au pouvoir d'achat des agents (compte tenu de l'augmentation des revenus réels). Le pouvoir d'achat de la monnaie est la quantité de biens et de services qu'il est possible de se procurer avec une unité monétaire. La croissance permet de satisfaire de nouveaux besoins par la consommation de biens, comme le montre l'évolution du taux d'équipement des ménages en biens durables (automobile et électroménager, puis informatique et téléphones portables) et par la consommation de services (augmentation des dépenses de santé). Pour les ménages la croissance permet également la constitution d'un patrimoine (augmentation du taux de propriétaires de leur résidence principale par exemple).

La croissance modifie partiellement des conditions de vie en modifiant l'environnement économique. D'une part, les gains de productivité permettent, sur une longue période, de réduire la durée du travail. D'autre part, l'augmentation du revenu réel des parents permet l'augmentation de la durée des études des enfants.

Remarque 

Il est essentiel de rappeler que l'indice des prix à la consommation n'est pas un indice du coût de la vie. En effet, l'indice des prix à la consommation cherche à mesurer les effets des variations de prix sur le coût d'achat des produits consommés par les ménages. L'indice du coût de la vie cherche à mesurer les variations des coûts d'achat pour maintenir le niveau de vie des ménages à un niveau spécifié.

Les limites de la mesure de la croissance

Le PIB ne prend en compte que la création de richesses monétaires mesurables.

Faute de sources statistiques précises le PIB ne peut appréhender toutes les sources de la création de richesse, notamment liés :

  • au travail clandestin ou aux activités illicites (trafic de drogue) ;
  • à l'autoproduction des ménages (bricolage, ménage) ;
  • aux activités non marchandes (associations caritatives).

La valeur mesurée par le PIB n'est donc pas la richesse réelle, ni totale.

Le PIB ne peut pas mesurer la valeur monétaire de l'ensemble des externalités (positives ou négatives) émises par les agents. La pollution (« marée noire ») détruit la valeur du patrimoine mais la valeur de ce dernier n'est pas (encore) comptabilisée. A l'inverse le PIB intègre les coûts liés à la dépollution (tels que la valeur du travail de nettoyage de la pollution par exemple).

Le PIB est un indicateur monétaire qui ne tient pas compte de la distribution de la richesse dans la population, donc des inégalités de répartition. La moyenne statistique (le PIB/habitant) n'apporte pas d'information sur le niveau réel de revenu individuel des habitants. D'autre part, le PIB ne renseigne pas sur la répartition sociale (l'étendue des services publics par exemple), sur les conditions de scolarisation, sur l'espérance de vie, tous éléments indispensables au bien-être de la population.

Le PIB mesure donc la richesse monétaire totale produite par l'activité économique sur un territoire mais ne permet pas de situer le mode de vie réel de la population. Le PIB n'est pas le « BIB » ; ou « Bonheur Intérieur Brut ».

Le développement économique et ses indicateurs

Alors que la croissance est d'abord un phénomène quantitatif de nature économique, le développement est mouvement continu sur le long terme, de nature qualitative et quantitative, qui modifie durablement les structures économiques, sociales et démographiques de la société. Cependant le développement s'appuie sur la croissance, et la prolonge en modifiant sa nature et ses effets. Le niveau de développement et de bien-être des différentes nations s'apprécie par des indicateurs spécifiques (IDH et IPH).

La nature et le rythme du développement

Alors que la croissance est un phénomène irrégulier, qui peut connaitre des récessions sur le court terme, le développement est un mouvement qui s'inscrit sur le très long terme (plusieurs décennies, voire plusieurs siècles dans le cas de l'Europe). Il produit de multiples effets :

  • Effets démographiques : allongement de l'espérance de vie, baisse de la mortalité infantile puis diminution du taux de natalité (phénomène de transition démographique).
  • Effets sociaux-culturels : développement de la scolarité, allongement de la durée des études et du niveau de formation de la population active, évolution des rôles liés au genre.
  • Effets économiques : augmentation de la productivité des facteurs, amélioration des conditions de vie (baisse de la malnutrition), développement de la variété de la consommation et de l'épargne, et développement des infrastructures publiques (écoles, hôpitaux, communication). Alors que la croissance économique produit l'augmentation de la richesse collective, le développement permet l'augmentation générale du bien être individuel et accompagne l'extension des libertés humaines (A. Sen).

Les relations entre croissance et développement

La croissance et le développement sont interdépendants. La croissance est une condition préalable au développement et un certain seuil de développement est nécessaire pour amorcer un véritable décollage économique.

La croissance est un préalable au développement dans la mesure où l'augmentation du PIB et de la richesse distribuée (le PIB/ha) entraine la réduction de la pauvreté, la constitution d'une épargne favorable à l'investissement des entreprises, et la création de recettes fiscales qui autorisent les investissements publics (infrastructures). Cependant la croissance ne produit pas nécessairement le développement du bien être individuel compte tenu du mode de répartition de la richesse (la croissance aux USA s'accompagne d'une augmentation des inégalités de revenus), de l'intensité du travail (augmentation du stress au travail) et du respect des libertés humaines (Russie et Chine par exemple).

Le développement est nécessaire pour amorcer la croissance dans la mesure où l'investissement public en capital humain (éducation, santé) autorise les transformations de la structure des emplois par type de qualification et par secteurs d'activité (phénomène de tertiarisation de l'économie).

La mesure du développement

Le PIB est le principal indicateur de la croissance mais il ne mesure pas les multiples effets (démographiques et sociaux) produits par le développement. De plus le PIB ne tient pas compte des « dégâts du progrès » sur l'environnement, dont la préservation est pourtant indispensable au bien-être. On utilise deux indicateurs principaux pour apprécier le développement.

L'IDH (indicateur de développement humain) est un indice statistique composite créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 (Amartya Sen). Depuis 2010, l'IDH est construit selon un nouveau mode de calcul à partir de quatre indicateurs : l'espérance de vie à la naissance, la durée moyenne de scolarisation, la durée attendue de scolarisation, et le PIB réel par habitant exprimé en PPA.

Le PNUD distingue ainsi trois groupes d'économies : les pays à développement humain élevé (IDH supérieur ou égal à 0,800), les pays à développement humain moyen (IDH compris entre 0,800 et 0,500) et les pays à développement faible (IDH inférieur à 0,500).

En ce qui concerne les résultats de 2018, la Norvège, la Suisse, l’Australie, l’Irlande et l’Allemagne se classent en tête du classement de 189 pays et territoires, tandis que le Niger, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Tchad et le Burundi affichent les scores les plus bas pour ce qui est des réalisations nationales. santé, éducation et revenus. La France occupe la 24° position (IDH de 0,901).

À l’échelle mondiale, la tendance générale est à l’amélioration continue du développement humain, de nombreux pays progressant dans les catégories de développement humain: sur les 189 pays pour lesquels l’IDH est calculé, 59 pays font actuellement partie du groupe de développement humain très élevé et seulement 38 pays dans le groupe à faible IDH. Il y a à peine huit ans, en 2010, les chiffres étaient respectivement de 46 et 49 pays.

Résumé : Indices et indicateurs de développement humain 2018

Humain Development Report 2019 - version française
Le Rapport sur le développement humain 2019 est le plus récent de la série de rapports mondiaux publiée depuis 1990 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) : il s’agit d’études indépendantes fondées sur des données analytiques et empiriques qui examinent les grandes problématiques, tendances et politiques publiques en matière de développement



L'IPH (indicateur de pauvreté humaine)

Le PNUD a complété en 1997 l'indicateur de développement humain (IDH) par un indicateur spécifique de la pauvreté. La pauvreté ne pouvant être comparée entre pays riches et pays pauvres, on distingue l'IPH-1 (pour les pays en développement) et l'IPH-2 (pour les pays développés).

L'IPH1 repose sur trois variables :

  • le risque de mourir avant 40 ans (indicateur de longévité P1) ;
  • le taux d'analphabétisme parmi les adultes (indicateur d'instruction P2) ;
  • les conditions de vie mesurées à la fois par l'accès aux services de santé, l'accès à l'eau potable et la sous-nutrition chez les enfants de moins de cinq ans (indicateur de conditions de vie P3).

L'IPH2 complète l'IPH1. Le PNUD a adapté sa définition de la pauvreté humaine au contexte spécifique des pays industrialisés, en ajoutant une quatrième variable, le taux de chômage de longue durée (indicateur d'exclusion P4).

En 2007, la France est au 11ème rang pour la pauvreté humaine sur les 19 pays classés par le PNUD. Sur tous ces aspects, les pays nordiques (Suède, Norvège, Pays bas et Finlande) apparaissent comme les moins inégalitaires. Ils s'opposent fortement aux pays anglo-saxons où les inégalités sont plus fortes (Royaume Uni, et USA).

Source : Observatoire des inégalités http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=292

Plus récemment l’empreinte écologique repose aussi sur le même principe que l’IDH puisqu’il consiste à faire la moyenne de divers indicateurs jugés pertinents. Cet indicateur agrège différentes consommations à l’aide d’une unité de compte originale : leur équivalent en hectare global. L’empreinte écologique évalue ainsi l’impact de la consommation d’une population donnée en calculant la surface de sol et d’océan nécessaire pour la produire et pour assimiler les déchets qu’elle génère.

Si tout le monde consommait autant qu’un Français, il faudrait disposer de près de 3 planètes pour assurer un développement durable. En effet notre empreinte écologique est de 5 ha alors que la Terre n’offre qu’1.8 ha par habitant !


WWF France - L'autre déficit de la France
Si le monde entier vivait comme les Français, l’humanité commencerait à creuser son déficit écologique dès le 5 mai. Soit trois mois avant la date du Jour du dépassement planétaire qui est tombée début août en 2017.

Les conclusions du rapport STIGLITZ

La Commission sur la Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social a été créée au début de 2008 sur l’initiative du gouvernement français. Depuis longtemps, des interrogations croissantes se sont exprimées sur la pertinence des mesures actuelles de la performance économique, notamment celles fondées sur les chiffres du PIB. En outre, la remise en question de ces chiffres vise plus largement leur validité comme mesures du bien-être social, ainsi que du développement durable économique, écologique et social.

En réponse à ces interrogations, le président Sarkozy a décidé la création de cette commission pour examiner l’ensemble des problèmes soulevés. Son but était d’identifier les limites du PIB comme indicateur de performance économique et de progrès social, d’examiner quel supplément d’information est nécessaire pour produire une image plus pertinente, de discuter quelle en serait la présentation la plus appropriée, et de vérifier la faisabilité des instruments de mesure proposés. Le travail de la commission ne se limite pas à la France, ni aux pays développés. Le résultat des travaux de la commission a été rendu public, pour que tous les pays ou groupes de pays intéressés puissent s’en inspirer.

La commission était présidée par le professeur 'Joseph Stiglitz', de l’université de Columbia.

Le professeur Amartya Sen , de l’université de Harvard, était conseiller du président.

Le professeur Jean-Paul Fitoussi, de l’Institut d’Études Politiques de Paris, président de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques(OFCE)était coordinateur de la commission. 

es membres de la commission sont des experts reconnus, venant du monde universitaire et des organisations gouvernementales ou intergouvernementales, et de plusieurs pays (États Unis, France, Royaume Uni, Inde).
Les rapporteurs et le secrétariat ont été mis à la disposition de la commission par l’Institut national de la statistique et des études économiques français (Insee), l’OFCE et l’OCDE.

La commission a tenu sa première réunion plénière les 22 et 23 avril 2008. Son rapport final a été rendu public le 14 septembre 2009.
Son rapport, remis en septembre 2009, ne propose pas de supprimer le PIB.

Il conseille d’abord d’améliorer le cadre de la comptabilité nationale en affinant notamment la mesure des services publics, tels que les soins de santé ou l’enseignement, comptabilisée aujourd’hui à leur coût de production (ce qui conduit à ignorer l’évolution de la productivité).

Il recommande également de mettre l’accent sur les revenus des ménages plutôt que sur la production, et de dépasser les seules moyennes pour fournir une information plus riche sur les inégalités et la répartition des revenus.
Il considère enfin qu’il faudrait estimer les services produits par les ménages pour leur propre compte (tel que le travail ménager, le soin des proches, etc.).

Mais le rapport préconise surtout d’améliorer l’information statistique dans deux directions :

  1. la qualité de vie : il est nécessaire de mieux apprécier tous les facteurs qui y concourent : l’état de santé, la qualité de l’éducation, la sécurité physique et économique, les activités personnelles, les liens sociaux, la qualité de l’environnement. Dans tous ces domaines, les indicateurs objectifs doivent être complétés par des enquêtes subjectives.
  2. la soutenabilité : cette notion renvoie à l’idée d’un stock de capital naturel, mais aussi économique, humain et social, qu’il faudrait au moins préserver, sinon développer. Le rapport ne récuse pas l’approche qui consiste à convertir tous ces stocks en unité monétaire de manière à parvenir à un indicateur de soutenabilité unique - à l’instar de ce que fait la Banque mondiale avec son « épargne nette ajustée ».

Webographie

Bibliographie



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