Logocerpegpetit.png

Accueil

De ECODROIT
Aller à : Navigation, rechercher

Programme d’économie – droit commun aux classes préparant aux baccalauréats professionnels tertiaires

Introduction

L’enseignement d’économie et droit contribue à la formation générale et professionnelle des futurs bacheliers :

  • en leur proposant des clefs de compréhension et d’analyse de l’organisation économique et juridique de la société contemporaine, à partir de l’étude des contextes dans lesquels s’exercera leur activité professionnelle ;
  • en servant de base à l’acquisition des compétences professionnelles attendues dans les différentes spécialités de baccalauréats professionnels concernées.

Cette double ambition conduit à inscrire les apprentissages dans un projet global qui vise à :

  • l’acquisition d’un corpus de connaissances juridiques et économiques, associées à celles portant sur la diversité, le fonctionnement et l’analyse des organisations ;
  • la maîtrise de méthodes d’observation, d’interprétation et d’explicitation de situations professionnelles prenant appui sur ces connaissances ;
  • la restitution des résultats de ces analyses sous forme écrite et/ou orale ;
  • la conduite d’activités permettant la mobilisation de ce corpus de connaissances et favorisant le réinvestissement et l’approfondissement des notions étudiées.

La complexité et les évolutions de l’environnement professionnel nécessitent d’aborder cet enseignement de la manière la plus concrète possible. Les méthodes d’investigation et les outils des technologies de l’information et de la communication doivent être utilement sollicités à cet effet. Ce travail d’observation et d’analyse du réel est conduit durant les horaires d’enseignement, mais également dans le cadre d’un travail personnel prenant appui sur des objets d’étude proposés par les équipes pédagogiques ou choisis par les étudiants eux-mêmes.

Le programme est découpé en six grandes parties :

1. Le contexte de l’activité professionnelle

Toute activité professionnelle s’exerce dans un contexte économique, institutionnel et organisationnel qui constitue le cadre des relations entre les différents acteurs. Les métiers proposés dans les différents secteurs d’activité, ainsi que les qualifications, renvoient à des niveaux de compétences supposés atteints par ceux qui les exercent, soit dans le cadre d’une formation initiale, soit tout au long de la vie, au moyen de la formation continue. Un cadrage institutionnel permet aux différents acteurs de repérer leurs droits et leurs obligations. L’exercice de l’activité professionnelle est très étroitement lié au contexte organisationnel dans lequel elle s’exerce. A une grande diversité d’activités correspond également une grande variété d’organisations, les plus répandues étant les entreprises.

2. Le droit facteur d’organisation et de régulation sociales

Le droit est un corps de règles émanant de l’autorité publique et permettant l’organisation de la société. Il traduit des choix liés à l’histoire et aux évolutions politiques, économiques et sociales. Dans cet ordre juridique chaque individu jouit de pouvoirs appelés droits subjectifs, qui lui sont reconnus pour la satisfaction de ses propres intérêts. Il a la possibilité de les défendre devant une juridiction. En contrepartie, ces droits s’exercent dans le respect des devoirs et des obligations qui incombent à chaque individu.

3. Les relations sociales dans les organisations

La gestion des relations sociales dans les organisations permet de concilier les objectifs d’efficacité économique et les aspirations individuelles et collectives des salariés. Du point de vue de l’entreprise, le management des ressources humaines a pour objet de mobiliser les hommes et les femmes en assurant au mieux la gestion des carrières et des compétences, dans un contexte complexe. Le contrat de travail permet d’individualiser la relation de travail et implique une relation de subordination inscrite dans un ensemble de règles protectrices équilibrant les droits et les devoirs des parties et qui forment le droit du travail. La négociation collective contribue à assurer un équilibre entre les intérêts respectifs des employeurs et des salariés.

4. La création de richesse

L’entreprise est une entité économique qui produit des biens et des services et contribue ainsi à la création de la richesse nationale. La richesse produite par l’entreprise est appréciée par sa valeur ajoutée. La richesse créée par l’entreprise renvoie, entre autres, à l’efficacité de la combinaison productive. La réalisation de gains de productivité dépend notamment de l’organisation de la production. L’ensemble des richesses créées est mesuré à l’aide d’indicateurs synthétiques, tel que le produit intérieur brut. La valeur ajoutée fait l’objet d’un partage, variable dans le temps, entre les facteurs de production. L’évolution des ces indicateurs permet d’apprécier la croissance économique. Des indicateurs intégrant des paramètres plus larges pour mesurer le développement sont également utilisés.

5. L’organisation des échanges

Le marché est le lieu et le mécanisme principal d’échange de biens et de services entre agents économiques. Le fonctionnement du marché est encadré par des institutions, nationales et internationales, et par des règles de droit. Le marché est un système de fixation des prix par la confrontation entre les quantités offertes et demandées pour chaque bien économique. L’intensité de la concurrence caractérise différentes structures de marché. Les marchés sont hétérogènes, et la variation des prix révèle des déséquilibres spécifiques à chaque marché. Le cadre juridique des échanges est principalement déterminé par les libertés économiques et le droit de propriétés, mis en œuvre par des contrats, générateurs d’obligations.

6. La régulation économique

Le marché présente des imperfections et des défaillances auxquelles il est nécessaire de remédier. L’inflation, le chômage, le développement des inégalités peuvent résulter de ces défaillances. Une régulation par le droit est indispensable afin de réduire les effets des dérèglements des marchés et de protéger le consommateur. Par la politique économique, la puissance publique intervient afin de corriger les déséquilibres, favoriser la croissance et assurer la cohésion sociale en contrôlant la répartition des revenus.


Chaque partie est organisée de la façon suivante:

  • une présentation des objectifs généraux ;
  • un tableau composé de quatre colonnes : thèmes, axes de réflexion, champ des connaissances, exemples d’objets d’étude ;
  • des indications complémentaires qui précisent le champ et les limites de la partie.

Chaque partie comporte une durée indicative de formation en établissement qui constitue un repère pour le formateur. Ces durées ne prennent pas en compte le temps consacré aux études et les périodes de formation en milieu professionnel.